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Des livres, de la culture, mais surtout du bonheur

Ma première lecture

Première lecture ? Non évidemment.

J’ai lu un bon nombre de livres avant celui-ci. Des livres de jeunesse, de la bibliothèque rose ou verte. J’avais le même rituel, en rentrant de l’école : me placer face à ma bibliothèque, et chercher un nouveau livre à lire. Mais ce soir là, malheur ! Plus rien. Je n’avais rien à lire.

Je réfléchi un instant, et d’un pas décidé je me rend face à la bibliothèque de mon père, qui se trouve dans le salon. J’y passais devant tous les jours, en rêvant du jour où je pourrai enfin lire un « livre de grand ».

-« Papa ! J’ai plus rien à lire, je peux en prendre un dans ta bibliothèque ? « 

« Si tu veux en lire un, lis celui-ci ». 

Il me tend alors ce fameux livre, celui qui me marquera à tout jamais. Toute heureuse, je grimpe dans ma chambre et je débute ma lecture.

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Eh oui, Harry Potter. Votre première réaction a été de songer à ce petite sorcier à lunettes, héros d’une saga mondialement connue. Evidement, vous pensez aussi à ses deux amis, Ron le roux et Hermione l’intello. Ou encore, à Dumbledore, la sagesse incarnée, ou à Rogue, ce professeur si mystérieux. Vous avez l’image d’une araignée géante, de prophéties à perte de vue ou seulement de Poudlard, l’école de magie.

Il est difficile de s’imaginer l’émotion que les fan peuvent ressentir à l’écoute de ce nom, quand on ne les a pas lus. Ces romans sont ceux qui m’ont le plus marquée, j’ai grandi avec eux.

Harry Potter c’est aussi des heures et des heures d’attente, de suspens, d’émotion, de joie, de tracas. C’est un livre formateur, et je souhaite à tout les enfants et adultes du monde de le lire, car il nous entraine dans une folle aventures, sur 7 tomes.

Se pose la question des films maintenant : je les ai bien évidemment vus, et j’ai adoré. Les puristes diront que tout n’est pas respecté, qu’il manque des informations : bien entendu. Un film reste un film, et ne sera jamais aussi complet que peu l’être un livre. J’ai eu la chance de lire avant de voir, ce qui m’a permis d’imaginer les personnages, le monde à ma manière.

Alors, si vous avez vu les films, lancez vous, vous ne le regretterez pas. 

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Mon (fabuleux) job étudiant

Comme la plupart (ou pas d’ailleurs) des étudiants, je dois travailler à côté de mes études. Hors de question d’être encore assistée, j’aime avoir une part d’indépendance. Je trouve ça gratifiant, ce que je possède, j’ai pu l’acheter grâce à mes sous (et non pas grâce à celui des autres!)

L’été, j’ai un job plutôt fatiguant, sur une aire d’autoroute (rien de bien fabuleux, en effet), malgré la bonne ambiance qui y règne, cela me conforte dans mes ambitions.

En revanche, durant l’année scolaire je travaille dans la salle de concert de ma ville. Comme je l’ai déjà dis, je souhaite devenir professeur de français. Mais ces quelques mois là bas, me donnent à réfléchir.

Je n’ai jamais voulu d’une vie de bohème, j’aime quand tout est bien rangé à sa place, j’ai une image précise de ce que je veux faire de ma vie. Et découvrir le monde du spectacle, de l’intérieur, ça a été une révélation ! J’ai pu rencontrer des gens extraordinaire, ouverts d’esprit et totalement hors du temps.

Je suis donc ce qu’on appelle « ouvreuse-bar », je m’occupe de servir et d’accompagner les gens jusqu’à leur place. Rien de sorcier, un boulot étudiant somme toute classique. Ce que j’aime, c’est pouvoir assister à un nombre de spectacle, tout en pouvant discuter avec les artistes après. Etant musicienne, parler avec des gens qui ont voue leur vie à cet art me fascine ! C’est un emploi précaire, mais ces personnes là on su préférer la passion et je les admire pour cela.

L’artiste Benoit Dorémus est un de ceux qui m’a marqué (entre autres!), il a eu la gentillesse d’accepter de discuter (ce qui n’est pas le cas de tous, certains ont malheureusement la grosse tête), il nous a fait partager sa passion, son réel besoin de chanter. Son dernier album En Tachycardie est sorti en 2016, je vous conseille d’aller l’écouter.

Je pense également à Bernard Adamus et ses fabuleux musiciens québécois, Arno, Florent Marchet, Oxmo Puccino, Alexis HK… et tant d’autres ! Ils ont tous une particularité, et semblent tous vivre dans une dimension parallèle !

Alors, allez dans ces petites salles de concert, choisissez un spectacle, ou deux, et plongez dans l’inconnu ! Découvrez, comme je le fais chaque soir, un nouvel artiste, une nouvelle âme.

Mes 5 séries favorites

J’ai commencé à (vraiment) regarder des séries il y a deux ans. J’ai regardé, comme tout le monde, quelques épisodes de Friends ou de Desperates Housewives à la TV étant plus jeune évidemment.

Cela nous a pris, mon chéri et moi, pendant les vacances d’hiver : on nous avait parlé d’une série de zombie « trop géniale », alors nous avons décidés de télécharger (désolé) la première saison.

Comme vous l’avez deviner, cela nous a amené à en regarder beaucoup (trop) ! Et voici mon top 5. (garanti sans spoil!)

The Walking Dead

Rick Grimes, se réveille après un long coma dans un monde post-apocalyptique, ravagé par une épidémie.

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Celle par laquelle tout est arrivé ! C’est avec elle que j’ai commencé à dévorer les séries, et je la met en haut du classement car elle ne m’a jamais déçue. Je sais que beaucoup n’ont pas appréciés ces dernières saisons, car il y avait moins d’actions, elle était plus centrée sur la personnalité des personnages. C’est au contraire ce que j’ai apprécié, elle me fait passer par toutes les émotions : peur, colère, tristesse, joie, et cette série ne cesse de me surprendre. L’acteur qui joue Rick, le personnage principal, à un jeu vraiment impressionnant.

Game of Thrones

Sur le continent de Westeros, l’Hiver viens. Les grands seigneurs et la fille du roi déchu se battent pour monter sur le trône de fer, et ainsi régner sur le continent.

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Sûrement une des séries les plus connues et appréciées. Ce que je note tout d’abord, c’est le casting. Le personnage de Tyrion est un de mes favoris (comme pour beaucoup de fans je suppose). Les scènes sont souvent violentes, voir dérangeantes, mais cela fait parti de l’univers de la série et il ne faut pas s’arrêter à ça. Ce jeu de stratégie, ces combats, ces alliances et ces traitrises font de Game Of Thrones une série culte, et à voir. J’attend la saison 7 avec grande impatience.

Downton Abbey

Dans les années 1910, l’avenir des Crawley est boulversé, et va également tout changer à la vie tranquille de Downton Abbey.

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Bien plus calme et posée que les deux précédentes, c’est une série dans laquelle j’aurais aimé vivre. Je l’ai dévorée en quelques semaines. Tout n’est pas rose bonbon, des mauvais deviennent bons, et des bons méchants. Le parallèle entre les domestiques et les aristocrates est tout bonnement génial. On s’attache beaucoup aux personnages qui semblent faire parti de votre vie, les allusions au XXI ème siècle sont géniales (sur l’électricité, le téléphone…). C’est souvent très émouvant, les intrigues sont parfois futiles mais on se prête au jeu. Il faut aimer cette période historique, et les personnages hauts en couleurs.

New Girl

Jessica Day apprend que son petit-ami de longue date le trompe. Déprimée, elle va vivre en collocation avec trois hommes, Nick, Schmidt et Winston.

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La seule comédie de ce classement ! Habituellement, je n’apprécie pas trop les films/séries futiles, j’aime le dramatique. Mais avec des épisodes de 20 minutes, et une Jess totalement loufoque, comment résister ? Je suis totalement fan de l’humour un peu con, et je suis servie avec New Girl. Les acteurs sont géniaux, je repasse les mêmes scène plusieurs fois tellement je ris. C’est un avis absolument pas objectif, mais vous l’avez compris : j’aime cette série.

 

Black Mirror

Chaque épisode est différents d’un autre, ne reprend pas la même histoire. Mais tous visent à montrer la dépendance de l’homme aux nouvelles technologies, et ses dérives.

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Cela fait quelques jours que j’ai regardé la première saison, et je trouve que cette série est importante à voir. Je suis fan des dystopies, mais celle-ci est vraiment dérangeante, voir même choquante. Mais elle nous montre que les dérives suite aux nouvelles technologies peuvent être extrêmement rapides, et avoir de graves conséquences. Je ne sais pas si je dois être contente que cette série existe, ou trembler. Vous allez devenir parano, mais je vous la recommande ! Vous changerez votre rapport aux réseaux sociaux…

Bonus : Kaamelott

V ème siècle après Jésus Christ. Le roi Arthur, investi d’une mission divine, tente de conduire son peuple vers la lumière.

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Je regardais cette série, plus jeune, quand elle passait à la télé. Evidemment, je ne comprenais (rien) aux blagues ou aux références. Maintenant, elle me fait passer un très bon moment, et étudiant le Moyen-Âge et ayant lu un livre du Chrétien de Troye, je rigole d’autant plus… Ce que je retiens, c’est surtout Alexandre Astier, remarquable dans son personnage. Les répliques sont devenues cultes pour la plupart d’entre nous !

Je ne suis pas très originale, je regarde la plupart des séries du moment. Mais je les apprécies sincèrement, toutes pour une raison différente. J’en ai tant d’autres à regarder (Breaking Bad, Mister Robot, Stranger Things entre autres..), mais je me modère car sinon je passerai mes journées sous la couette devant mon ordinateur. (mais si c’était ça le bonheur??)

Mes études en Lettres Modernes

La filière Lettres Modernes, c’est l’étude de la langue française, et de la littérature. Mais c’est également l’apprentissage de l’Ancien Français, du latin, d’une certaine culture, d’une ouverture d’esprit et d’une aisance à l’oral.

J’a toujours eu un esprit littéraire, et, pour être cliché, je déteste les maths. Voila plus de 3 ans que je n’y ai pas touché, je n’ai pas un esprit logique et je n’aime tout simplement pas ça. J’aimais les sciences et la physique, car cela touchait à quelque chose de concret, cela permet de comprendre le monde : mais les maths ? Je ne comprend toujours pas, je l’avoue.

Mes parents se sont acharnés, j’ai pris des cours particuliers, mais rien à faire. Je connaissais mon cours, mais impossible de l’appliquer !

Mais cela ne me posait pas de problème, car je savais depuis presque toujours que j’allais aller en L, et devenir professeur de français. C’est en classe de première que j’ai eu le vrai déclic, puis en terminale avec une prof, avec qui je suis toujours en contact aujourd’hui.

Pour en revenir au sujet principal, la L1 n’est pas très compliquée, mais il faut s’accrocher et s’adapter au nouveau rythme de la fac, ne pas se laisser entrainer dans la mauvaise pente. Les cours sont centrés autour d’histoire littéraire, d’étude de texte, mais également l’apprentissage du latin (qui est, je pense, très important!) et d’une certaine méthode de travail. Il faut apprendre à se donner des devoirs tout seul, à s’imposer un rythme, sinon on est vite débordés. Il y a également beaucoup d’exposés oraux, et cela permet de s’ouvrir aux gens, d’apprendre eà s’adresser à un grand nombres de personnes, dans un amphi, notre voix doit porter au loin.

Je suis actuellement en L2, et c’est beaucoup plus ardu. Le travail nous submerge rapidement, et les professeurs en demandent beaucoup (ce qui est normal!) il faut donc avoir une discipline de fer, et ne pas se laisser envahir par le stress. J’ai découvert cette année la littérature du Moyen-Âge, sa langue et son histoire : c’est très intéressant, et couplé au latin, cela permet de comprendre (encore plus!) l’origine de notre langue. En grammaire, le niveau grimpe encore et encore.

J’ai choisi une option, permettant d’en savoir plus sur le métier d’enseignant. Cela me permet de faire un stage (avec ma professeur de terminale!), qui est très enrichissant. Passer de « autre côté » est une expérience, et cela me conforte dans mon souhait de devenir professeur.

Pour résumer, les études de lettres sont avant tout l’apprentissage d’une énorme culture littéraire, et l’approfondissement de la langue française. C’est aussi le début d’une préparation aux concours. Et bien sur : il faut aimer lire, car avec une dizaines de (gros) livres par semestre… si vous n’aimez pas, vous prendrez ça comme une corvée.

L’amie prodigieuse, Elena Ferrante

Naples, années 50. Lila et Elena habitent dans un quartier pauvre de Naples. Deux gamines qui font connaissance sur les bancs de l’école. Et qui, au fil des jours, vont s’apprivoiser. Naîtra ainsi une amitié passionnelle au coeur de laquelle s’entremêlent à la fois jalousie, envie, compétition et admiration. Tandis que Lila est petite, menue, déterminée, fascinante, fougueuse, intelligente, parfois méchante, Elena, elle, est calme et posée. Deux parcours de vie en apparente opposition…

A quoi reconnaît on un grand écrivain ? A l’élégance de son style, qui empoigne le lecteur par le col et le conduit derechef – sans lui laisser le temps de prendre son souffle – à travers la chronique détaillée d’un monde encore inconnu (ici l’Italie du Sud, misérable, arriérée et terriblement violente de l’après guerre) ? A sa capacité à rendre universelle une histoire absolument intime, survenant à des personnages qui ne nous sont rien mais auxquels nous finissons par nous identifier comme à des frères et des sœurs ?

En refermant cette « Amie Prodigieuse« , premier livre que je lisais d’Elena Ferrante, j’étais devenu un peu ces deux adolescentes napolitaines a priori condamnées par leur milieu social, dont je venais d’accompagner la lutte pendant 400 pages envoûtantes, pleines de vie, de doutes, de tourments, de fureur.

L’on devine bien sûr, sans avoir encore lu la suite des aventures d’Elena et Lila que tout ira bien pour la narratrice, devenue une écrivain renommée, mais que Lila – privée d’études malgré sa brillante intelligence – connaîtra une existence plus chaotique jusqu’à sa disparition annoncée dès la préface de « l’Amie Prodigieuse« .

Au fil des heures, j’ai retrouvé cette injonction paradoxale de mon enfance : lire plus vite pour suivre Elena et Lila partout, les connaître mieux, plus, et lire plus lentement pour ne pas atteindre le dénouement et les quitter trop tôt. Et lorsqu’il arrive, c’est la colère, parce qu’on aurait aimé, oh oui, on aurait vraiment aimé, enfin, j’aurais vraiment aimé qu’il fut écrit quelque part que l’amie prodigieuse n’est que le premier volume d’une série qui en compte déjà quatre. Mais où sont les trois autres ? Ils ne sont même pas tous encore traduits en français, alors combien de temps encore avant qu’ils sortent en poche ?

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